Ladies and Gentlemen

18 mai

Dès le premier pas hors de l’aéroport, l’environnement semble familier. Les corps sont trapus, les visages hâlés, les arbres aussi verts que dans les Disney.

Et malgré le ciel gris, les soucis, les pourquoi et les et si, et quand bien même tomberait la pluie, rien ne vaut le pays où l’on a grandi… Et en plus, on a le wifi !

 

Éveil nocturne

14 mai

Ce qui semble être un pinson donne, depuis plus d’une semaine bientôt, totalement raison à l’expression. Je ne savais pas qu’elle était aussi valable une fois Morphée descendu de son nuage. C’est donc ce chant fanfaronnant qui accompagne mes pensées obscures, mon cœur trop lourd et ma tête en vrac. Charmant oxymore de la vie.

Je ne sais lesquels, parmi ceux qui ne disent rien et ceux qui parlent trop, j’ai le plus de mal à saisir. Il me paraît pourtant facile de dire les choses comme elles sont, avec quelques nuances bien sûr, mais comment espérer être compris, ou simplement entendu, lorsqu’on n’envoie aucun message ? Ça semble pourtant logique comme équation, même si certains silences en disent long. Mais passons.

Avancer dans la vie semble proportionnel au nombre d’attaches qui nous retiennent. Triste oxymore de la vie.

Vers qui doit-on se tourner ou porter réclamation quand nos yeux enfin voient ce que notre jeune âge nous avait jusqu’alors épargné ? Quand le puzzle se reconstitue mais n’a rien à voir avec le modèle, peut-on le renvoyer à l’expéditeur et recevoir la version vraie ? Pourquoi ne s’est-on pas rendu compte plus tôt que quelque chose ne collait pas ? Ça paraît si évident et moche aujourd’hui, comment les souvenirs peuvent-ils être si doux, les photographies si tendres et les conversations si insouciantes ? D’adulte à adulte, les rêves d’enfant s’évanouissent, pour ne jamais revenir. Ils laissent alors la place à la tristesse, le sentiment de trahison et l’incapacité d’agir. Douce colère et éternel oxymore de la vie.

Sursis affectif

19 avr

Tu mens. Je le sais et j’en souris, pour l’instant. Un jour j’en aurais marre, marre d’essayer de nous faire marcher, alors qu’on est amputé. Je prends sur moi promis, je garde les yeux mi-clos quand il faut, j’attends que ça passe mais je me lasse.

Alors dis-moi, fais-tu aussi semblant ou crois-tu vraiment, qu’on peut vivre à moitié ce qu’il reste de nos années, les savourer anyway, les prolonger ’til the end of the day ?

Que penses-tu qu’on gardera de nous et à quoi ressembleront nos adieux ? Nos adieux oui. Ils sont inévitables, tu le sais et j’en suis persuadée. On s’amuse juste à les repousser parce que je ne veux pas lâcher ta main et que tu crois avoir besoin de moi, de nous, de demain.

Tu me manques déjà alors que tu es encore là, souriant derrière ma fenêtre, comptant les gouttes de pluie comme autant de larmes que tu ne verseras pas.

 

Two hours with Marilyn

16 avr

Je ne suis pas une inconditionnelle de l’icône américaine, au contraire. Mais j’aime beaucoup Michelle Williams alors, j’ai pris mon billet pour My week with Marilyn. Et bien, j’ai eu la larmiche à l’œil du début à la fin. Le jeu est juste, l’histoire belle et les personnages touchants.

Je n’apprécie pas plus Miss Monroe pour autant mais je comprends un peu mieux sa vie et surtout, sa mort. Alors si vous êtes en manque de douce déprime, d’actes manqués et d’amour à l’état pur, courez au ciné.

Et on dirait qu’aujourd’hui n’a pas existé

10 avr

La non journée ne vous prend pas en traître. Elle ouvre ses petits yeux en même temps que vous, après une nuit quelque peu agitée : footing avec Lenny Kravitz, puis virée mystico-gothique dans ce qui semblait être Strasbourg.

Le ciel se voile à mesure que la non journée se dévoile. Vient la pluie, qui installe pour de bon ce moment d’observation lymphatique et vous offre une excuse, discutable mais suffisante, pour ne faire qu’un avec le mobilier et ne pas exposer votre fibre capillaire à quelque humidité malveillante.

La “philosophie” frappe alors : vous tentez de dresser un bilan des 6 derniers mois, vous n’avez ni l’audace ni la force de faire celui de votre trop jeune vie. Finalement, les 6 derniers jours suffiront.

Vous glanez ça et là quelques infos cruciales pour une non journée réussie :
- Le hard-discount + le manque de diplôme rendraient gros. Si vous êtes un Bac+2, respirez, vous savez vous nourrir et ne verrez donc pas votre IMC exploser.
- Marc Cherry ne gardait apparemment pas le meilleur pour la fin. Ou alors il nous assure une rupture brute et sans appel, donc sans regret.
- Un hymne à l’amour pour Jean-Luc Mélenchon, for real ?

18h57 – Prise de conscience brève : votre animal a besoin de sortir. C’est nécessaire à son bien-être… et au vôtre, Brigitte n’habite pas loin ! Jogging, baskets, échange de pignes, reprise de la pluie et retour au nid. Mais l’animal est au top.

Prise de conscience bis : Nerds won’t rule the world. They already do. Vous avez bien fait de ne pas jeter votre T-Shirt Star Wars.

Allez, encore quelques heures et votre cerveau reprendra une activité… normale.

 

 

Fabulous Fabbb

4 avr

Quand des gens qu’on connaît par cœur arrivent encore à nous surprendre, on n’a plus qu’à attendre la suite avec impatience.

C’était il y a longtemps

27 mar

Un jour on se réveille et ça n’est plus là. Ce qui nous a rongé, miné, détruit est aujourd’hui parti.

Soulagement bien sûr. Tristesse aussi. On s’était finalement habitué à ce compagnon de déprime, à lui et à sa valise d’instants, forcément moins déprimants.

On serre contre nous un vieux souvenir, on cherche une odeur connue et on attend patiemment le jour où on n’en aura simplement plus besoin.
On le sait, ça fera mal mais tout ira bien après.

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